Les 7 Meilleurs Samplers pour les Producteurs & Beatmakers (Comparatif)

Dans les années 80, le sample a bouleversé le monde ! Lancée par la scène hip-hop américaine, rapidement reprise par l’acid house britannique, puis par la pop en général, la technique du sample a d’abord été sévèrement attaquée.

Accusés de plagiat, de paresse, voire d’incompétence musicale, les pionniers du genre ont affronté vents et marées pour faire respecter leur pratique. Au final, l’art du sample a donné lieu à un fabuleux renouveau créatif.

Aujourd’hui, les samplers ont tendance à se dématérialiser, le software remplaçant peu à peu le hardware. Mais la diversité des machines proposées, souvent hybrides et très complètes, est très séduisante.

Reste à choisir le modèle qui est fait pour vous… Pour vous aider, nous avons jeté un œil aux articles les plus plébiscités du moment !

AKAI Professional MPD218 : la popularité à prix mini

Si un fabricant a marqué l’histoire du sampler, c’est bien Akai ! Fondée au Japon, la marque a démocratisé l’art du sample en 1986, avec le S900, le premier sampler proposé à un prix abordable.

Désormais aux mains d’une entreprise américaine, Akai reste un acteur majeur de la musique électronique. On démarre donc avec l’Akai Professional MPD218, un modèle ultra populaire, mais qui laissera votre compte en banque indemne.

Il est peut-être petit, mais avec ses 16 pads et ses 6 potentiomètres, ce sampler ne décevra pas les beatmakers. Les pads sont vantés par Akai comme étant « hypersensibles » et, selon certains utilisateurs, ils le sont parfois un peu trop.

Ceci dit, c’est un défaut mineur comparé aux nombreux avantages de cette micromachine de guerre, d’autant que l’appareil est ergonomique.

Le MPD218 est livré avec Ableton Live Lite, compatible avec le légendaire software Reason, et muni d’un séquenceur intégré. Il ne vous permet pas d’enregistrer vos samples directement en hardware (vous devrez passer par l’ordinateur).

Mais une fois que vous les avez dans la boite, vous pouvez en faire tout ce que vous voulez ! Il faut juste être un peu geek : la prise en main demande un certain travail.

Ce qu’on aime :

  • Des potards très agréables à manipuler.
  • Un appareil robuste et durable.
  • Une suite logicielle complète est fournie.
  • Des possibilités quasi illimitées.
  • Fonctionne très bien avec Reason.

Ce qu’on aime moins :

  • Le manuel d’utilisation est un peu vague et l’utilisation peu intuitive.
  • Passer d’une banque de son à une autre est un peu long pour le live.
  • Les pads sont hypersensibles.

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AKAI Professional MPX16 : bienvenue dans le hardware !

On reste chez Akai, mais on monte en gamme avec le MPX16, un autre modèle très populaire. Et compte tenu de tout ce que vous pouvez faire avec, le prix demeure extrêmement bas.

Comme le MPD218, ce modèle est peu intuitif et risque de mettre les débutants à rude épreuve. Si vous avez une certaine expérience de ce type d’appareil, l’apprentissage est néanmoins réputé facile.

Il s’agit cette fois-ci d’un sampler hardware, qui crée vos samples à partir d’une carte SD, d’une entrée stéréo, du micro stéréo intégré ou, bien entendu, d’un ordinateur. Vous profitez là encore de 16 pads (et de 7 potards !).

En plus d’avoir sa propre banque de sons, l’appareil est conçu pour servir de contrôleur MIDI. Certes, les possibilités ne sont pas infinies, mais c’est une petite machine qui fait le boulot sur scène, et qui trouve aisément sa place au sein d’un équipement plus large.

Attention : il semble que certains clients français ont reçu leur instrument avec un adaptateur électrique anglais, parfaitement inutilisable dans l’Hexagone. N’hésitez pas à interroger le vendeur à ce sujet avant d’acheter.

Ce qu’on aime :

  • Bien adapté au live.
  • Un usage globalement intuitif si on a l’expérience de ce genre d’appareils.
  • Peut être utilisé comme contrôleur MIDI.
  • Un très bon rendu sonore.
  • Un très bon rapport qualité/prix.

Ce qu’on aime moins :

  • Semble parfois livré avec un adaptateur anglais inutilisable en France.
  • Le mode d’emploi manque de clarté.
  • Parvenir à utiliser les samples rapidement et « proprement » demande un certain entrainement.

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Elektron Digitakt : l’originalité en plus

Sampler-Elektron-Digitakt

Elektron est apparu en Suède en 1998. Née en plein boom des musiques électroniques la marque s’est rapidement imposée dans le monde entier, et possède désormais des bureaux sur trois continents.

Le Digitakt offre toutes les fonctions de base d’un sampler hardware, d’une boite à rythmes, d’un petit synthé sans clavier et d’un contrôleur MIDI.

Centre de commande idéal pour votre installation, ce modèle ne comporte pas toutes les options qu’on pourrait en attendre (pas de « song mode », par exemple) et l’exportation est un peu compliquée à effectuer.

Ceci dit, il serait difficile de prétendre qu’on n’en a pas pour son argent. Elektron s’enorgueillit des finitions de ses machines et de leurs qualités acoustiques : ce n’est pas de la publicité mensongère !

La particularité de cet appareil : la liberté qu’il vous donne de bidouiller vos sons à la microseconde, et en temps réel ! Cela en fait un outil idéal tant pour la composition que pour le live. Et avec 8 pistes audio, autant de pistes MIDI et 16 pads, vous êtes armé !

La prise en main peut être un peu déroutante, même si vous avez déjà l’habitude de ce type de machines. Ce n’est pas qu’elle est compliquée, mais les fonctions de l’appareil sont organisées d’une manière assez surprenante.

Selon de nombreux utilisateurs, c’est d’ailleurs un atout. Procéder différemment leur permet d’aborder la compo autrement, et de parvenir à des résultats inattendus.

Ce qu’on aime :

  • L’originalité de son fonctionnement incite à la créativité.
  • Boite à rythmes, sampler, synthétiseur et contrôleur MIDI tout en un.
  • Permet de construire un morceau entier.
  • Très adapté au live.
  • Une qualité de son irréprochable.

Ce qu’on aime moins :

  • L’écran est petit et pas toujours très clair.
  • Certaines fonctions importantes sont absentes.
  • La solidité des boutons et potards n’est pas à toute épreuve.

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Native Instruments Maschine MK3 : la bibliothèque d’Alexandrie des samples

Native-Instruments-Maschine-MK3

Apparu 2 ans avant Elektron, mais cette fois-ci à Berlin, Native Instruments a connu une expansion comparable. Des bureaux dans le monde entier et une solide réputation chez les musiciens electro en font une marque de référence.

Le Maschine MK3 est davantage destiné à vous fournir des samples qu’à en créer, mais cela est évidemment possible en passant par l’interface informatique.

Si vous aimez construire des beats inoubliables, vous êtes au bon endroit. Cet appareil comporte pas moins de 5 synthétiseurs de batterie totalement modulables. Quant à la banque de samples et sons incluse, elle est tout simplement épatante !

Les bidouilleurs apprécieront également les 16 pads, les 9 potards et la connexion pour pédales.

Fait rare : c’est une machine très intuitive, le manuel est bien fait, et de nombreux tutos sont disponibles en vidéo sur la Toile. Tout cela en fait un appareil idéal pour les novices, qui peuvent s’appuyer sur les presets et une courbe d’apprentissage rapide. Les deux écrans couleur aident aussi à s’y retrouver plus facilement.

Et si vous venez du soft, la Maschine MK3, en plus d’une entrée et d’une sortie MIDI, est censée être compatible avec n’importe quel DAW. Reste que des problèmes ont été signalés : assurez-vous d’avoir un ordinateur dernier cri, de la RAM à revendre et une certaine patience au moment de faire votre setup.

Ce qu’on aime :

  • 2 écrans couleur haute résolution.
  • Idéal pour les drumbeats.
  • L’utilisation du hardware est très intuitive.
  • La banque de sons fournie est imposante.
  • De bons tutoriels sont disponibles sur YouTube.

Ce qu’on aime moins :

  • De nombreux problèmes informatiques ont été rapportés.
  • Le service clients Native n’est pas très réactif.
  • Les pads et potards sont un peu fragiles.

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Native Instruments Maschine Mikro MK3 : le sampler des nomades

On continue avec Native Instruments, mais on descend d’un cran en prix. Cette petite machine portable ravira ceux qui aiment composer dans le train, ou au café du coin.

On retrouve ici les problèmes du Maschine MK3 : le software n’est pas le point fort de cet appareil. Il vous faut pourtant un ordi qui suit, car il est indispensable d’employer l’interface informatique pour tirer le meilleur de votre sampler.

En plus, le programme inclus n’est franchement pas terrible. Mais la bonne nouvelle, c’est que votre machine est censée fonctionner avec la plupart des DAW. Pour une somme dérisoire, tout y est ou presque : boite à rythmes, synthé, contrôleur MIDI et sampler intégré hardware !

Évidemment, on ne peut pas tout avoir. Le spectre de ce que vous pouvez accomplir avec cet instrument de poche est limité. Mais la mobilité est un atout considérable, et la plupart des utilisateurs décrivent une expérience agréable.

D’abord, des explorations avec la machine seule, qui se prête parfaitement à la construction de démos. Ensuite, une phase de polissage en MAO, pour compléter les arrangements. C’est un bon moyen de stimuler la créativité en variant les contextes !

Ce qu’on aime :

  • Les pads sont très réactifs.
  • Compatibles avec les logiciels d’autres marques.
  • Léger et facile à emporter partout.
  • Idéal pour développer vos idées et créer des « ébauches » de morceaux.
  • Un prix très abordable.

Ce qu’on aime moins :

  • L’interface informatique n’est pas très pratique à utiliser.
  • Les possibilités du hardware seul sont limitées.
  • Ne fonctionne bien qu’avec un ordinateur puissant.

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Elektron Model:Samples : une groovebox de poche

Elektron-Model-Samples

Qui a connu les années 90 se souvient de l’époque où il était indispensable de se procurer une groovebox ET un sampler pour se lancer dans la création electro. Cette époque est révolue, et Elektron propose cet outil hybride à un prix proprement ridicule.

Pour commencer, comment ne pas s’extasier devant la blancheur éthérée de cette superbe machine, au design aussi audacieux qu’élégant ? Ce n’est pas qu’on choisit un instrument à son apparence, mais quand on l’a sous les yeux toute la journée, ça ne peut pas faire de mal !

Côté son, vous profitez de 6 pistes et de tous les effets que vous voulez, avec la possibilité d’enregistrer jusqu’à 96 projets de 96 patterns chacun. Ça vous laisse de quoi composer quelques albums ! Et pour ne rien gâcher, les 16 petits pads en bas peuvent être utilisés comme clavier !

Certes, le blanc se salit vite, mais le Model:Sample est robuste, et il vous suivra partout. Compte tenu de tout ce qu’il peut faire, la légèreté de l’appareil (800 grammes !) est déroutante. La nature même de l’instrument le rend aussi adapté au studio qu’à la scène.

Le fabricant assure également des mises à jour régulières du software inclus, ce qui n’est pas de trop. Bien entendu, ce n’est pas comme si vous aviez une groovebox haut de gamme, et l’objet est parfois trop petit pour être aussi maniable qu’on voudrait. Mais c’est un très bon produit pour s’initier à l’art de la compo electro !

Ce qu’on aime :

  • Un look inoubliable.
  • Une fois qu’on le maîtrise, il offre des options originales.
  • Très adapté au live.
  • Un appareil solide.
  • Malgré 6 pistes seulement, les possibilités sont épatantes.

Ce qu’on aime moins :

  • L’écran est vraiment trop petit pour une navigation simple.
  • Les pads aussi sont très petits.
  • Il faut du temps pour apprendre à le « dompter ».

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Elektron Octatrack MKII : le sampler des puristes

On reste en compagnie d’Elektron pour un modèle de moyenne gamme, qui associe le meilleur du sampler à un séquenceur haut de gamme.

Si vous n’êtes pas très technicien, passez votre chemin ! l’Octatrack MKII est un animal obstiné, qui exige que vous en absorbiez le manuel avant de commencer à bidouiller. Vous disposez de 8 pistes MIDI, mais la synchronisation vous demandera quelques efforts.

Une fois que vous aurez surmonté cette fastidieuse courbe d’apprentissage, par contre, vous n’avez pas fini de vous faire plaisir ! De plus, c’est du matos solide, qui ne vous lâchera pas en tournée.

Ce modèle est particulièrement réputé dans les milieux techno. Pour ses sonorités certes un peu froides, mais ô combien punchy d’une part.

Pour tout ce qu’il vous permet de faire sur scène d’autre part. L’instrument se prête très bien à l’improvisation en temps réel. Vous pouvez également lancer, stopper et modifier à votre guise les pistes que vous aurez préprogrammées.

La liste des effets est impressionnante. Quant à vos samples, vous les découpez, triturez, superposez et séquencez comme ça vous chante !

En bonus, un crossfader vous permet de jouer avec le son. C’est un modèle qui demande d’y mettre à la fois le budget et du temps, mais vous ne le regretterez pas.

Ce qu’on aime :

  • Des matériaux résistants.
  • Très adapté à l’electro minimaliste (techno, jungle…).
  • Un nombre d’options impressionnant.
  • De très grandes possibilités de préprogrammations pour le live.
  • L’originalité du fonctionnement booste la créativité.

Ce qu’on aime moins :

  • La prise en main exige une lecture attentive du manuel.
  • Le traitement sonore des samples n’est pas optimal.
  • L’implémentation du MIDI n’est pas simple.

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Comment choisir votre sampler : le guide d’achat

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Il existe presque autant de types de samplers différents que de samples. Pour vous aider à choisir, suivez le guide !

Êtes-vous plutôt hardware ou software ?

Nous avons choisi de mettre l’accent sur le hardware, parce que c’est généralement ce qui intéresse les puristes. Ceci dit, une nouvelle génération de musiciens électronique est apparue, qui se sert peu des machines et réalise le plus gros du travail sur support 100 % informatique.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le nombre de samplers hardware présents sur le marché a considérablement diminué ces dernières années. Si vous aimez tripatouiller des potards et que vous préférez les pads à la souris, le hardware est fait pour vous.

Si vous n’en avez jamais utilisé et que vous ne composez que sur écran, il vous faudra peut-être un temps d’adaptation. Quoi qu’il en soit, c’est vraiment une question de préférence personnelle.

Comme nous l’avons vu, les samplers actuels sont de toute façon conçus pour fonctionner en interaction avec une interface virtuelle.

Qu’allez-vous faire avec ?

Certains samplers se concentrent totalement sur l’échantillonnage, quand d’autres sont plus polyvalents, réunissant des fonctions très diverses, allant du séquenceur à la boite à rythmes en passant par le synthétiseur, la banque de sons, etc.

Si votre objectif est de composer principalement à partir de votre machine, optez pour un instrument aussi complet que possible, d’autant qu’il n’est plus nécessaire de se ruiner pour cela. Si, par contre, vous êtes déjà équipé d’autres matériels, vous pouvez privilégier un sampler basique, que vous lierez au reste en MIDI.

Assurez-vous également que toutes les connectiques et tous les formats dont vous avez besoin sont supportés par votre appareil.

Jusqu’où êtes-vous geek ?

Si vous détestez vous plonger dans un manuel de 200 pages, mieux vaut éviter d’office certains modèles, dont la prise en main est tout sauf intuitive. D’autres, à l’inverse, sont facilement maîtrisés à force d’essais et d’erreurs.

Comme les autres instruments électroniques, certains samplers sont très user-friendly, d’autres moins. C’est très important de déterminer cela à l’avance, sans quoi vous risquez de voir votre machine repartir sur eBay plus vite que vous ne l’aviez prévu.

Le poids, la taille, la durabilité…

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Nous l’avons vu, certains appareils sont réputés pour leur robustesse… et d’autres moins ! Si vous composez pépère à la maison, ça n’a pas grande importance. Vous emportez votre machine partout avec vous pour vous laisser aller au gré de vos idées ? Vous la trainez de clubs en salles de concert en rave parties ?

Gare aux potards qui cassent et aux vis qui s’égarent dans la nature ! Privilégiez alors la robustesse, et interrogez-vous aussi sur le poids et la taille de votre engin.

Quelques trucs à savoir en plus…

La mode est au numérique, mais ne négligez pas l’analogique, surtout si votre sampler est intégré dans le hardware. Même si vous n’entendez pas la différence, les audiophiles, eux, la remarqueront.

Ne négligez pas non plus le nombre d’effets (reverb, distorsions, time stretching, etc.). D’une part, sauf hommage appuyé, personne n’a plus envie de se faire prendre à repomper trop d’éléments d’autres morceaux tels quels.

D’autre part, c’est tellement plus fun d’utiliser un sample comme matière première, à partir de laquelle vous créerez un son tout neuf, bien à vous et parfaitement adapté à votre esthétique. Ceci dit, mieux vaut déclarer vos emprunts si vous commercialisez votre musique : les maisons de disque veillent au grain !

Même si vous avez considérablement modifié votre sample, il y aura probablement toujours une oreille attentive pour en retrouver la source.

Notre verdict

Tout dépend, bien entendu, de vos besoins. Si c’est votre premier sampler et que vous voulez une machine aussi complète que possible, votre cœur penchera pour l’Elektron Digitakt.

Ce modèle vous permet de vous initier à la plupart des appareils qui pourraient, plus tard, intégrer votre parc hardware. Et comme vous débutez, vous ne serez pas particulièrement gêné par le fonctionnement inhabituel de cet instrument.

Si vous êtes du genre impatient, et que vous avez hâte de vous lancer dans la composition, le Native Instruments Maschine MK3 est fait pour vous. Pas de prises de tête interminables pour apprendre à vous en servir. Et, surtout, une librairie conséquente, qui vous évitera de passer des heures à chercher et éditer vos propres samples.

Si, enfin, vous avez déjà un peu d’expérience et de matériel, et que vous avez décidé d’investir dans un véritable sampler de qualité, notre choix s’arrêtera sur l’Elektron Octatrack MKII.

Avec cet appareil, vous éliminez le superflu pour vous concentrer sur la collecte, le traitement et le séquençage de sample. Et si vous êtes bien rodé à la scène, vous allez vous éclater comme un fou !

Et maintenant, c’est à vous !

Nous espérons que notre sélection vous aura aidé à y voir plus clair. En cas de doute, n’hésitez pas à aller interroger des bidouilleurs sur des forums spécialisés. Les musiciens electro adorent partager leurs connaissances avec les novices !

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