Comment passer à la radio ?

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Tout groupe de musique qui se respecte, même les groupes qui se revendiquent non commercial, rêve de se voir programmer sur une radio d’ampleur nationale, et donc pouvoir diffuser son message et sa musique aux plus grands nombres.

RTL2 pour le pop-rock, NRJ pour la pop électro ou encore La Grosse Radio pour le métal et le rock en général…

Bien avant ça, tous ces groupes sont passés par les antennes locales de ces radios, aussi bien Fun Radio Montpellier, que France Bleu Pays d’Auvergne et bien avant encore, les toutes premières radios à diffuser un artiste, avant même qu’ils ne signent chez un label. Ce sont les Radios de catégorie A, c’est-à-dire les locales non-commerciales

 

Comment diffuser votre musique à la radio ?

Ne sous-estimez pas l’audimat des radios locales

En moyenne, une radio A, ce n’est certes que 5 000 auditeurs, mais l’ensemble des 600 radios locales couvrent plus de 500 000 auditeurs qui n’attendent que ça, de découvrir quelque chose d’autre que le top 40 qui se répète chaque heure sur les nationales.

De quoi largement se faire connaître !

Et pour se faire connaître, il faut donc les contacter ces radios.

Vous pouvez faire un tour sur ce site pour trouver l’ensemble des radios de chaque région : http://www.radioscope.fr/lien/local/

Être professionnel avant d’être (re)connu !

Évidemment, une radio est tenue d’avoir un minimum de qualité audio dans sa diffusion, donc n’envoyez que des morceaux correctement masterisés.

Le lien Youtube, s’il y a un bon clip derrière, démontre un certain professionnalisme. Sinon évitez et préférez plutôt une plateforme qui permet à la fois d’écouter et de télécharger en bonne qualité. En général, 44 ou 48 KHZ, en mp3 ou en wav.

Le MP3 reste pas mal utilisé en radio associative, puisqu’il prend beaucoup moins de place sur les disques durs, et l’auditeur lambda à rarement l’oreille pour faire la différence entre du wav et du mp3.

Passer à la radio : comment ça marche ?

Les plateformes…

Revenons à cette histoire de plateforme, il y a encore tout juste 10 ans, MySpace était l’outil ultime pour les musiciens.

Malheureusement, avec l’arrivée d’un tas de nouveaux réseaux sociaux qui actualisent régulièrement leurs services et leurs chartes graphiques, MySpace a finit par plonger dans les limbes d’Internet, mais de nombreux successeurs lui ont fait place, dont un particulièrement pratique : Bandcamp.

Bandcamp, c’est la possibilité de vendre votre musique directement à vos fans, avec une marge de seulement 15 % par le site.

C’est également la possibilité d’offrir des codes de téléchargements à vos fans, c’est aussi la construction d’une base de données d’adresse mail de toutes les personnes qui ont acheté une de vos musiques, mais surtout, c’est la possibilité d’envoyer une page privée accessible par mot de passe, page sur laquelle vous pouvez y mettre votre dernier album en téléchargement, ainsi qu’un dossier de presse.

Ce n’est évidemment qu’une méthode parmi d’autres, utile surtout parce qu’elle permet aussi de vendre sa musique.

Pour la diffusion de masse auprès des radios, vous pouvez tout aussi bien mettre le tout sur votre cloud, le principal étant que ce soit visuellement agréable et simple à télécharger, car les programmateurs reçoivent des centaines de demandes chaque jour, et des fois, un simple petit truc peut faire qu’ils ne vont même pas prendre la peine d’écouter votre musique

Ça, c’est pour le stockage, mais avant d’en arriver là, il faut envoyer un mail, et ce mail il ne doit pas comporter n’importe quoi.

Comme je l’ai dit juste avant, les programmateurs reçoivent des centaines de mails, il faut donc se démarquer, et surtout faire quelque chose d’efficace.

Quelle plateforme pour diffuser votre musique ?

Quelques exemples d’emails

Voilà quelques mails que j’ai reçus dernièrement.

J’ai écouté tous ces artistes, mais je doute fortement que 100 % des programmateurs contactés ont fait de même.

Bon, premièrement le tutoiement, avec les agents de presse, ça gêne pas, on les connaît puisqu’on travaille en permanence avec.

Par contre, le groupe inconnu qui arrive pour diffuser sa musique et qui te tutoie, tous les programmateurs n’apprécient pas forcément, donc je vous conseille le vouvoiement pour le coup…

  • Un en-tête avec le nom de l’artiste et de l’album,
  • Une image,
  • Une description de l’album,
  • Le lien d’écoute.

C’est minimaliste, mais c’est le genre de mail agréable à recevoir.

Bon, passons sur la pochette et le nom d’album qui nous fait fortement espérer pour que ce soit de l’ironie à la Ultra Vomit ou Fatal Picard, ça reste quand même le type de mail qu’on aime recevoir.

Il y a tout, l’artiste, l’album, le label, la date de sortie, le lien de téléchargement, la date du prochain concert, avec même une invite en prime, bref ça donne quand même envie d’écouter.

D’ailleurs, c’est le seul artiste que je vous ai montré qui ait pensé à proposer aux radios d’être sur la guestlist du prochain concert.

Si vous voulez faire parler de vous, il ne faut pas hésiter à lâcher quelques places pour les programmateurs et les animateurs, ou en cadeau pour les auditeurs. C’est gagnant-gagnant.

Il y a tout de même un défaut sur ce mail, je passe sur les dimensions de la photo, c’est surtout le manque d’espace entre celle-ci et le texte qui est gênant.

L’aspect visuel est l’élément le plus important de votre communication, ne le négligez pas !

N’hésitez pas à préciser sur votre mail que vous aimeriez savoir si vos musiques sont mises ou non en prog, et si vous n’avez pas de réponse au bout d’une semaine, appelez donc la radio et demander à parler au programmateur, il vous dira ce qu’il en a pensé.

Proposez également un phoner (interview par téléphone), ça ne nécessite pas de se déplacer jusqu’aux studios de la radio, et c’est un avantage pour ceux qui stressent devant un micro.

Misez sur les animateurs, les premiers influenceurs musicaux

Les animateurs, premiers influenceurs musicaux

L’avantage des radios associatives, c’est qu’elles ne sont pas tenues par des engagements avec les Majors, et donc elles peuvent diffuser absolument ce qu’elles veulent, et laissent une grande liberté à leurs animateurs.

Ces animateurs proposent diverses émissions, souvent thématiques, et apprécient avoir des artistes invités, afin d’avoir du contenu et de l’interactivité.

Il ne faut pas les négliger, en plus de parler de vous sur l’antenne, ils peuvent vous faire connaître à travers leur large réseau semi-personnel, semi-professionnel.

Concernant ces animateurs, pas besoin de démarcher toutes les radios, juste celles se trouvant dans votre département / région, ou dans les environs de votre prochain concert si vous êtes en tournée. Ce sont les animateurs de ces radios que vous devez contacter.

Rendez-vous donc dans la partie grille des programmes, ou podcast, tout dépend des sites, et puis vous faites le tour pour voir quelle émission serait susceptible de vous inviter, et donc d’augmenter votre popularité.

D’ailleurs n’oubliez pas d’annoncer à votre communauté, sur les réseaux sociaux, que vous êtes en interview sur tel radio, ça apporte tout de suite un peu de notoriété, et comme on dit chez nous : Notoriété = Agrément !

Une fois l’émission trouvée, vous n’avez plus qu’à envoyer un mail ou même directement appeler la radio pour demander à être mis en lien avec tel animateur, car vous aimeriez passer dans son émission.

En conclusion

Je termine en vous rappelant une nouvelle fois l’importance d’une radio associative, qui est détachée de toutes contraintes avec les labels, et qui peut donc diffuser un artiste indépendant sans aucun souci du moment que la musique plaît au programmateur. Mais je vous conseille aussi de faire le tour des webradios.

Je ne vais pas m’attarder dessus, mais certaines webradios atteignent plus de 100 000 auditeurs quotidiens, et laissent aussi une grande place aux découvertes musicales.

Évidemment, les webradios qui marchent bien sont celles qui se concentrent surtout sur un genre musical ou une thématique en particulier, donc n’hésitez pas à faire le tour pour leur proposer de diffuser votre musique.

Vous en trouverez un grand nombre sur Radionomy.

N’oubliez pas non plus de penser plus large. Si vous voulez vraiment être reconnu, ne vous limitez pas à la métropole, les DOM-TOM n’écoutent pas uniquement du zouk, et puis il y a d’autres pays francophones, comme la Belgique ou le Canada, donc lancez-vous !

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