Quelle Interface Audio Choisir pour Bien Débuter ? (Guide d’Achat)

Il faut avant tout identifier ses besoins pour faire le bon choix. Votre interface audio doit vous permettre d’enregistrer confortablement.

Le risque d’un mauvais choix est de se retrouver limité au bout de quelques mois, voire de se retrouver avec une carte son inadaptée.

Plutôt que de lister des modèles, nous allons vous montrer comment poser les choses, étape par étape. Vous allez voir que le choix devient grandement plus facile.

Il y a 3 principaux critères à prendre en compte, que nous allons dérouler dans cet article. Tout d’abord, les entrées et sorties dont vous avez besoin.

Quelle fréquence d’échantillonnage et quelle résolution choisir ? Et, enfin, le format de connexion à l’ordinateur.
Voyons cela ensemble.

Combien d’entrées / sorties et de quel type ?

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Commencez par faire une liste du matériel que vous souhaitez brancher à votre interface audio (monitoring, casque, micro, instruments, petite table de mixage…).

Globalement, vous aurez besoin d’autant d’entrées que vous souhaitez enregistrer d’éléments en même temps.

Concernant les sorties, il vous faut au minimum pouvoir brancher une paire d’enceintes de monitoring (2 sorties mono, en général) et une sortie casque en stéréo.

Mais avant de préciser cela, voyons quels sont les types d’entrées / sorties possibles. Alors, comment s’y retrouver dans tout ça ?

Les connectiques pour l’analogique

Ce sont les plus communes. Principalement :

  • Le Jack (6,35 mm), est la norme pour les instruments et la plupart des périphériques.
  • Le Mini-jack (3,5 mm) est son modèle réduit présent sur la majorité des casques et écouteurs.
  • Le XLR, dont se servent à peu près tous les micros.
  • Le Combo Jack/XLR : il rassemble les 2 connectiques et permet de brancher, indifféremment, un jack ou un câble XLR sur la même prise.

Sachez qu’en cas de besoin, il existe des adaptateurs Jack vers Mini-jack.

Les formats numériques

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On trouve ensuite les formats d’entrées / sorties numériques, comme l’ADAT et le MIDI.

L’ADAT peut être très utile pour étendre les possibilités de son interface. Il est possible de s’en servir pour ajouter des entrées à votre carte son, en y connectant un rack de convertisseurs externe.

Si vous avez un budget serré, cela peut être une bonne idée pour améliorer son installation dans un second temps. Il est aussi utilisé par des processeurs d’effets numériques.

Ensuite, une sortie MIDI est utile si vous avez besoin d’envoyer des notes à un synthétiseur. L’entrée sert, quant à elle, à brancher un clavier MIDI. Néanmoins, aujourd’hui, la plupart se connectent en USB.

Si vous n’êtes pas sûr, vous pouvez laisser ce point de côté. Il existe des interfaces MIDI externes. Ça ne coûte pas très cher et cela peut être une bonne solution pour ajouter cette option par la suite.

Le RCA et le S/PDIF

Ceux-là sont un peu moins fréquemment utilisés. Le RCA véhicule un signal analogique. Vous en aurez besoin si vous prévoyez de brancher une platine vinyle ou un lecteur CD à votre interface, par exemple.

Et, le S/PDIF, est un signal numérique. Il vous servira probablement si vous êtes amené à travailler avec du matériel vidéo.

L’indispensable alimentation fantôme

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Petite particularité sur certains ports d’entrée, l’alimentation fantôme est quasiment indispensable.

Elle sert, notamment, à alimenter les micros statiques qui ont besoin d’un courant en plus pour fonctionner. On en utilise très souvent pour des prises de voix en studio, car ils sont plus sensibles.

Zéro latence avec le Direct Monitoring

Une autre particularité utile mais, cette fois-ci, cela concerne les sorties. Sur certaines interfaces, il existe une option Direct Monitoring.

Au lieu d’entendre le son qui sort de votre logiciel, cette option vous permet d’entendre ce que vous enregistrez directement depuis les entrées.

L’avantage est d’avoir un retour du son sans aucune latence1, car le traitement par l’ordinateur n’est pas tout à fait instantané.

Attention au niveau d’impédance

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Il existe trois niveaux de puissance d’entrée avec lesquels vous êtes amené à travailler. Il faut les respecter. Le risque est d’avoir un mauvais enregistrement, voire de détériorer les préamplificateurs.

Par ordre croissant :

  • Le niveau microphone : Comme vous vous en doutez, c’est le niveau généré par un micro. Le courant le plus faible des trois.
  • Ensuite, le niveau instrument : Plus puissant, c’est le niveau envoyé par une guitare ou un synthétiseur, par exemple. Il faut une entrée qui supporte les hautes impédances.
  • Enfin, le niveau ligne (line en anglais) : Il s’agit du signal le plus fort. Celui avec lequel on travaille lorsque l’on va manipuler le son. Utilisé, entre autres, par votre carte son externe et les périphériques analogiques.

En général, vous pouvez configurer ce paramètre sur votre carte son via un bouton ou un logiciel de contrôle.

Maintenant, vous savez identifier les différents formats et les types d’entrées dont vous pourriez avoir besoin. Si vous n’avez pas encore une idée bien précise de vos besoins, voici 3 cas de figures possibles pour vous aider à comprendre la logique.

Alors, que peut-il vous falloir en plus ?

  • Vous voulez enregistrer votre groupe de musique : vous aurez envie d’avoir chacun un casque pour vous entendre. Il vous faudra donc autant de sorties casque supplémentaires.
  • Vous faites du mixage : vous aurez peut-être envie d’envoyer du son dans des périphériques externes et de récupérer le résultat dans votre ordinateur. Par exemple, un compresseur nécessite, au moins, une sortie et une entrée supplémentaires. Un processeur d’effets, en général, renvoie un son en stéréo qu’il faut récupérer via 2 entrées mono.
  • Vous êtes streamer, podcaster ou vous animez une webradio : vous aurez surtout besoin de brancher un ou plusieurs micros et d’autant de prises casque.

Comme dit le dicton : “Qui peut le plus, peut le moins”. Mais tout dépend de votre budget, essayez de trouver le juste milieu.

En cas de doute, choisissez une interface qui comporte un port ADAT. Il vous offrira déjà de bonnes perspectives d’améliorations par la suite.

Bien, désormais, vous devriez avoir une meilleure idée de ce que vous voulez faire avec votre carte son.

Reprenez donc la liste que vous avez dressée et, pour chacun des équipements que vous allez connecter à votre carte son, notez l’entrée ou la sortie dont vous avez besoin.

Comprendre la fréquence d’échantillonnage et la résolution

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Nous avons vu le point le plus important pour acheter une interface audio adaptée.

Les caractéristiques que vous rencontrerez ensuite, sont la fréquence d’échantillonnage et la résolution (vous la trouverez parfois sous le terme de “définition”).

Qu’est-ce c’est ?

Pour répondre à cette question, prenons quelques lignes afin d’expliquer rapidement la conversion d’un signal analogique vers un signal numérique.

Sous sa forme électrique, le son est un signal analogique. Autrement dit, c’est une onde continue que votre ordinateur ne peut pas traiter. Ce dernier a besoin de nombres qu’il peut stocker, sous la forme d’une série de bits.

L’idée, c’est donc de capturer des mesures de ce signal à des intervalles de temps réguliers.

Avec cette méthode, le convertisseur de votre carte son est capable de transformer ce signal en une série de valeurs numériques, assimilables par votre ordinateur.

Eh bien, la fréquence d’échantillonnage est le nombre de captures par seconde que va effectuer le convertisseur pour reproduire le son en version numérique.

Elle s’exprime en hertz.
Quant à la résolution, c’est le nombre de bits utilisés pour représenter ces valeurs. Plus on utilise de bits, plus on peut représenter un grand intervalle de valeurs.

Qu’est-ce qu’il vous faut ?

”Les meilleurs des meilleurs, chef !”

Faut-il viser la crème de la crème ? Pas forcément. Il faut comprendre la différence entre ce que la technologie est capable de faire et ce que notre oreille est capable de percevoir.

Pour faire simple, si l’on veut retranscrire une onde avec précision, il faut que la fréquence d’échantillonnage soit deux fois supérieure à la fréquence de cette onde (théorème de Nyquist-Shannon).

Sachant que notre oreille n’est capable d’entendre que jusqu’à une fréquence sonore de 20 kHz en moyenne, une fréquence d’échantillonnage de 40 kHz suffit. Le standard du CD, par exemple, est de 44,1 kHz en 16 bits.

En revanche, si le 16 bits suffit pour l’écoute, le 24 bits est la norme aujourd’hui. Il permet d’être plus à l’aise pour enregistrer des sources sonores assez fortes, grâce à une plus grande plage de dynamique.

Une interface audio qui propose, au minimum, une fréquence d’échantillonnage de 48 kHz avec une résolution de 24 bits est une très bonne base.

Échantillonner à une fréquence plus élevée peut, éventuellement, être utile si vous avez du matériel dont les composants travaillent mieux à une certaine fréquence.

Une fois que vous avez vu cela, il ne vous reste plus qu’à choisir le mode de connexion qui convient à votre ordinateur.

Choisir entre USB et Thunderbolt

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L’USB est le plus répandu, on le trouve sur tous les PC. Une carte son USB 2.0 est largement capable de transmettre les données de plusieurs dizaines de pistes, avec un temps de latence très correct.

Contrairement à l’idée reçue, l’USB 3.0 transmet un plus grand nombre de données en même temps, mais ces informations ne voyagent pas plus vite pour autant.

Le Thunderbolt est un peu plus performant, mais aussi plus cher. Très courant sur Mac, il est plutôt rare de trouver ce genre de port sur un PC.

Enfin, on trouve encore des interfaces audio en firewire mais cette connectique est de moins en moins utilisée.

Un petit mot sur les gammes de prix

Hormis les fonctionnalités proposées, la différence de prix se situe principalement au niveau de la qualité préamplificateurs et des convertisseurs.

Ceux-ci apporteront un peu plus de confort dans l’utilisation du gain et le son souffrira d’un peu moins de bruit.

Pour autant, avec la qualité des interfaces d’entrée de gamme, aujourd’hui, l’écart n’est pas énorme. Focusrite et Native Instruments en sont deux exemples.

Pour la gamme moyenne et le haut de gamme, Audient ou RME sont des marques reconnues. Voilà, vous savez tout sur ce qui peut être un peu floue lorsque vous voulez choisir une interface audio et que vous débutez.

Vous pouvez donc prendre note de ce qu’il vous faut pour votre futur choix.

Maintenant, vous savez ce qu’il vous faut !

On a vu qu’en prenant le temps de poser les choses, il devient beaucoup plus facile de savoir quel type d’interface audio correspond à vos besoins. Certes, il y a quelques notions à comprendre, mais vous les connaissez désormais.

Vous savez identifier vos besoins en termes d’entrées / sorties, le mode de connexion à l’ordinateur et vous comprenez la fréquence d’échantillonnage. Il n’y a plus qu’à vous lancer.

Petite astuce : lors de votre achat, jetez un œil au pack de logiciels offerts avec. Beaucoup de cartes son sont vendues avec des plug-ins d’effets, des banques de sons, voire une licence pour un logiciel d’enregistrement.

Par exemple, le modèle 2i2 de la renommée Focusrite Scarlett, est vendu avec une licence pour Ableton Live Lite, une suite de plug-ins, un pack d’effets et un instrument logiciel.

1 Temps de latence : temps qui s’écoule entre le moment où le son est émis et le moment où il arrive jusqu’à vos oreilles.

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