Comment Devenir BeatMaker Professionnel ? Interview de Mixscape

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Salut, Mixscape, est-ce que tu peux te présenter pour les artistes et producteurs qui ne te connaitraient pas encore ? Quel a été ton parcours dans la musique jusque-là ?

Salut, alors je suis compositeur professionnel depuis plus de 10 ans maintenant.

J’ai commencé l’apprentissage du piano à l’âge de 7 ans en cours particuliers et la composition musicale en autodidacte à l’âge de 13 ans.

Plus tard, j’ai peaufiné ma technique pianistique ainsi que mon apprentissage de la théorie musicale au conservatoire puis via le CIM (École de Jazz et Musiques Actuelles).

J’ai produit pour des artistes de renom tels que Passi, Jocelyne Labylle ou encore Ray William Johnson (USA) ainsi que des artistes indépendants, de grand talent.

J’ai travaillé également pour de grands groupes (Yves Rocher, Intersport,  Toshiba…), médias (TF1, Disney, Décideurs TV…), institutions (Gouvernement, Sécurité Routière, Tour de France…), ainsi que des associations.

Pour les curieux, vous pouvez découvrir certaines de mes réalisations via mon site officiel https://www.mixscapeproduction.com

En 2017, j’ai lancé ma chaine Youtube sur la production musicale, pour aider les beatmakers en herbe à améliorer leurs créations:  https://www.youtube.com/user/miXscape

Puis, en 2018, j’ai créé mon site de formations pour accompagner les beatmakers vers leur réussite musicale :  https://www.devenirbeatmaker.com

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Une des forces de ton projet est que tu as su être au bon endroit au bon moment pour collaborer avec des artistes et des entreprises te permettant de viser toujours plus haut. Qu’est-ce qui a fait la différence selon toi ? Le réseau ? Le travail ? Le fait de rester à l’affut des opportunités ?

Les 3, car pour moi, tout est lié.

Sans passage à l’action et beaucoup de travail, il n’est pas possible de développer son réseau.

Et sans réseau on passe potentiellement à côté des vrais besoins et des évolutions nécessaires à mettre en œuvre pour y répondre.

Beaucoup d’artistes ou de producteurs débutants regardent les stars mondiales sortir de “nulle part” et ne réalisent pas à quel point la route peut être longue pour se professionnaliser. Qu’est-ce que cela demande de devenir pro pour toi ? Quels sont les 3 ingrédients clés pour faire de sa passion une réalité ?

Premièrement, il faut beaucoup travailler pour maitriser les différents aspects de la chaine de production (composition, mixage, marketing musical).

Secundo, il faut de l’acharnement et du discernement, car, comme tu l’as dit, la route est longue et semée d’embuche.

Pour finir, il ne faut jamais se croire arriver car dans ce métier  on en apprend tous les jours. Il faut donc rester curieux et à l’affut des nouvelles techniques de production pour rester dans la mouvance.

Est-ce que pour toi tout le monde peut réussir dans la musique de nos jours ?

Tout dépend de ce que l’on définit comme la réussite :

  • Pour certains, la réussite c’est juste d’arriver à terminer une composition
  • Pour d’autres, c’est de pouvoir gagner correctement leur vie avec leur passion.

Tout cela est envisageable avec du travail et l’apprentissage des bonnes techniques.

  • Pour d’autres encore, la réussite est associée au succès populaire et, à ce titre, il y a beaucoup de prétendants, mais évidemment très peu d’élus.

On le sait, le nerf de la guerre c’est l’argent, or ce n’est pas forcément évident au début pour un producteur de commencer à monétiser sa musique. Quelles sont les pistes que tu recommandes aujourd’hui ?

Il est possible de commencer à monétiser sa musique en passant par des plateformes de vente d’instrumentales.

Mais avant toute chose, je recommande vivement de disposer d’un site personnel au look et aux fonctionnalités professionnelles (avec également une URL dédiée).  Car c’est véritablement là que l’on pourra créer son propre réseau  en récoltant notamment des adresses email d’artistes.

Il faut aussi trouver son style pour devenir en quelque sorte une marque.

gagner argent musique

On voit chaque année de plus en plus de producteurs se lancer dans la vente de beats en ligne, au point que ça pourrait donner le sentiment que le marché devient hyper compétitif. Est-ce que selon toi, un beatmaker en devenir devrait se soucier de cela ? Est-ce un risque ?

C’est une bonne question.  Oui, le marché est beaucoup plus compétitif qu’il ne l’était il y a 10 ans et il le sera encore beaucoup plus dans 10 ans.

Mais c’est aussi un secteur en constant développement. De ce fait, le bon moment pour passer à l’action, c’est maintenant !

La clé c’est de se démarquer de la concurrence et de ne pas être une pâle copie d’untel ou d’untel.

Certes, faire des “type beats” pour apprendre est tout à fait compréhensible, mais, à terme, mieux vaut  travailler sa propre identité sonore.

Est-ce tu peux nous en dire plus sur ce que tu proposes à travers Devenir Beatmaker ? Quelles sont les différentes formations que tu proposes pour accompagner les artistes et quels sont leurs objectifs ?

Merci pour cette question. Il s’agit de méthodes accélérées, simples et ludiques, qui se présentent sous forme de vidéos en ligne et téléchargeables.

Pour ce faire j’utilise le séquenceur Studio One de Presonus.

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Mais ces formations peuvent être suivies sans aucun problème, quel que soit le logiciel utilisé (dans tous séquenceurs on retrouve un éditeur midi, un éditeur audio, et les outils sont les mêmes : EQ, Compresseur, Distorsion, Reverb…).

Dans “Théorie musicale 2.0”, outre l’apprentissage du langage musical, je montre comment créer tous types d’accords ainsi que des mélodies mémorables. (Cliquez ici pour en savoir plus)

Dans “Drums Théorie”, j’apprends à créer les rythmes urbains et pop modernes à l’aide d’une méthode de décomposition des motifs rythmiques. (Cliquez ici pour en savoir plus)

Dans “Mixer Comme un Pro”, j’explique pas à pas comment réaliser un mixage audio professionnel. Il ya une partie théorique dans laquelle je montre le fonctionnement des outils (par exemple : qu’est-ce qu’un équaliseur? Comment  cela  fonctionne. ? Etc.), et une partie pratique composée de plusieurs sessions de mixage dans différents contextes musicaux (HipHop, Pop, Reggae…). (Cliquez ici pour en savoir plus)

Dans “Mastering 2.0”, Je montre comment réaliser un pré-master professionnel en home studio tout en respectant les normes des plateformes de streaming. Je partage notamment 2 sessions de mastering distinctes, l’une avec des plugins “haut de gamme” et l’autre avec des outils gratuits. (Cliquez ici pour en savoir plus)

Des packs, regroupant plusieurs de ces programmes sont également disponibles.

Quel programme tu recommanderais à quelqu’un qui veut se lancer, mais qui n’a absolument aucune notion ou connaissance ? Et quel programme tu recommanderais à un producteur de niveau intermédiaire qui souhaiterait perfectionner ses beats ?

La méthode “Beatmaker Pro est celle que je préconise aux débutants ou peu expérimentés, car c’est la plus complète. Elle regroupe toutes mes formations ainsi que de nombreux bonus.

Pour un producteur de niveau intermédiaire, il s’agira de choisir la formation ou le pack le plus adapté en fonction de son besoin (veut- il franchir un cap en mixage ?  Souhaite-t-il améliorer ses mélodies ?…).

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Ces programmes sont des méthodes  « pas à pas ». On commence par la base pour aller progressivement vers des notions plus complexes. À ce titre, elles font aussi office de piqure de rappel aux beatmakers intermédiaires et peuvent leur permettre de repartir sur des fondations plus solides. Ou d’effectuer des réajustements.

Tout au long de l’apprentissage, je suis présent en mode “hotline” pour répondre aux interrogations des apprenants. Par exemple, s’ils bloquent sur une notion.

Un groupe Facebook privé d’entraide entre élèves est également mis à leur disposition.

De ce fait, ils ne sont pas livrés à eux même.

En règle générale, quelle est l’erreur la plus courante que tu constates chez les beatmakers, producteurs et compositeurs en herbe ?

L’erreur la plus courante c’est de ne pas spatialiser les sonorités.

Tout est laissé au centre, il en résulte bien souvent une sorte de bouillie sonore même si la composition est cohérente à la base.

En dehors des formations et programmes en ligne, quels services tu proposes aux artistes en 1-to-1 ?

Outre les formations et les banques de sons, je propose également des cours de production musicale en ligne via Skype ainsi que des tutoriels en vidéo personnalisés.

Très prochainement, je vais également proposer un programme d’accompagnement de longue durée pour permettre aux beatmakers débutants ou peu expérimentés de passer pro en l’espace de 3 mois.

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Y a-t-il un conseil que l’on n’entend pas assez selon toi vis-à-vis du beatmaking et que tu aimerais partager avec nous ?

Mon conseil c’est de ne pas hésiter à investir sur soi-même et donc à se former auprès de professionnels qualifiés.

Apprendre en autodidacte via Youtube est une bonne expérience, mais qui a ses limites. Il n’y a pas de véritable méthodologie et on peut être victime d’informations erronées ce qui tend à prendre de mauvais réflexes.

Très important aussi, et qu’il faut mesurer, c’est le temps énorme que l’on gagne en ayant accès immédiatement aux bonnes informations. Sans compter que les informations les plus essentielles se trouvent rarement dans les contenus gratuits d’une manière générale.

Je n’hésite d’ailleurs pas à investir moi-même dans des formations marketing parfois très couteuses, car je connais les bénéfices en termes de temps et la forte valeur ajoutée que je vais en retirer.

Où est-ce qu’on peut te retrouver et en savoir plus sur tes formations et services ?

Vous pouvez retrouver ces contenus sur mon site https://www.devenirbeatmaker.com.

Un dernier mot pour la fin ?

Merci pour cette interview et au plaisir de lire les prochains articles de cet excellent blog.

Peace,

Mixscape.

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